Publié par : egliusern le : mai 21, 2008
Pro B (playdowns, match d’appui). Vannes – Martigues: 3-0. Au terme d’une saison chaotique, le promu morbihannais
a sauvé l’essentiel. Une expérience qui doit servir de leçon.
Le Vannes VB voulait, en début de saison, aller très haut, très vite. Les playoffs étaient dans le viseur de Slava Kreskine, l’entraîneur d’alors, et les dirigeants émettaient le souhait de remplir Kercado. Promis, juré, on allait voir ce qu’on allait voir.
Huit mois de compétition et 32 matches de championnat plus tard, les Vannetais ont arraché leur maintien in extremis, dans une salle qui n’aura jamais fait le plein, et lors du match d’appui de la « finale de la peur » des playdowns. L’épilogue est heureux mais que la saison fut mouvementée! L’essentiel a certes été préservé, la survie du club au niveau professionnel, mais il conviendra aux dirigeants de tirer les enseignements de ce qui aurait pu prendre des allures de fiasco.
L’apport de Michel Genson
Car la première partie de saison ne pouvait qu’inspirer l’inquiétude, les Bretons n’enregistrant qu’une victoire lors des douze premiers matchs… L’arrivée de Michel Genson, comme conseiller technique début janvier ne tardera pas à porter ses fruits, les Vannetais engrangeant début 2008 cinq victoires en six rencontres.
Une coïncidence qui n’en est pas une, l’ancien entraîneur national apportant son expérience et un nouveau style de communication, là où la ligne était manifestement rompue entre Kreskine et ses joueurs. Grégory Féret n’hésitait d’ailleurs pas à déclarer récemment: « Sans Michel Genson, Vannes descendait. » Mais comme le déclarait son ancien élève et champion de France de Pro B cette saison avec Alès, Jean-Marc Biasio, « C’est (Michel Genson) un personnage haut en couleur, qui prend de la place. » Trop de place pour Slava Kreskine qui décidait de jeter l’éponge après un petit mois de collaboration. « On voulait fonctionner sur l’exemple du duo Leclercq-Papin au RC Lens mais ça n’a pas voulu prendre » expliquait à l’époque Joël Mauger, l’un des coprésidents. La formule n’aura d’ailleurs pas plus fonctionner à l’ombre de terrils… le club de foot nordiste étant relégué en L2.
Un nouveau binôme est alors constitué, Samuel Frey prenant la place de Slava Kreskine, mais là encore, le banc vannetais se révélera trop petit pour les deux techniciens, Samuel Frey étant débarqué de son poste d’entraîneur par ses dirigeants. Décidément, la gestion à deux têtes est un art bien délicat. Toujours est-il que cette fois, la formule se révélera payante. Le Vannes VB terminant la saison à la 11e place et abordant en position de force les playdowns. La suite, on la connaît, les joueurs décrochant un maintien au courage. Et avec talent.
Qui la saison prochaine?
Après avoir panser les plaies de cette très longue saison, reste maintenant aux dirigeants vannetais à penser l’avenir. Christophe Le Chanu, l’un des coprésidents, a déjà déclaré vouloir un groupe restreint de 8-9 joueurs. Adjé Agnithey, à qui il reste un an de contrat, sera de la partie. Pour le reste… les négociations vont pouvoir démarrer. Même si certains, comme Nojic ou Genevé devraient rester, au contraire d’Igor Jérôme, partant, ou de Stéphane Brandily qui devrait repartir avec la N3.
Cela dépendra également de l’entraîneur qui succédera à Michel Genson à la tête du collectif morbihannais la saison prochaine. Veljko Basic, l’ancien entraîneur de Rennes, Paris et Tours est la priorité des dirigeants vannetais. La semaine qui vient, avec notamment un rendez-vous à la mairie, devrait permettre d’éclaircir le paysage. Et de monter un nouveau projet. Toujours en Pro B.