Publié par : egliusern le : mai 20, 2008
Il n’y a pas eu de surprise lors des deux quarts de finale allers de Pro A disputés mardi: chez eux, les champions de France en titre de la Chorale de Roanne n’ont jamais tremblé pour disposer aisément du Havre (94-72). Encore plus de facilité pour Nancy, qui a laminé Vichy (81-43). Suite de ces quarts allers mercredi avec Le Mans-Cholet et Asvel-Hyères-Toulon.
Koné (en blanc) et Roanne n’ont jamais tremblé face au Havre d’Edwards (Ouest-France). On nous promettait une soirée de mardi ouverte à l’occasion des deux premiers quarts de finale allers de Pro A, elle aura finalement été fermée à double tour par les deux équipes ayant le privilège, meilleur classement final sur la saison régulière oblige, de recevoir les premières, à savoir Roanne et Nancy. Certes, si l’une comme l’autre ne sont pas pour autant qualifiées pour les demi-finales, elles qui se déplaceront vendredi respectivement au Havre et à Vichy pour le retour, elles auront tout de même le gros avantage de recevoir en cas de match d’appui et au regard des prestations de leurs adversaires mardi soir en déplacement, on peut penser que tant la Chorale que le Sluc ont pris une petite option pour la qualification.
C’est à Roanne qu’on attendait le plus de suspense entre le quatrième et le cinquième (les deux formations avaient dû attendre la dernière journée pour être fixées sur leur sort). De suspense, il n’y en a pas vraiment eu, la Chorale ayant toujours fait la course en tête. Avant le match, interrogé sur l’antenne de Sport +, l’avisé coach normand Christian Monschau avait prévenu: pour espérer contrarier Roanne, “l’équipe qui a perdu le moins de matches en deux saisons dans sa salle” (seul Le Mans a gagné cette saison dans la Halle André-Vacheresse), ses joueurs allaient devoir livrer un gros combat sous leur panier: “Quand on défend bien, on peut développer notre jeu.”
En voyant dans la bataille pour le rebond la clé de la rencontre, Monschau avait vu juste, mais malheureusement pour lui, son équipe, il est vrai amoindrie par des maladies et blessures, ne l’a pas entendue, laminée pendant 40 minutes sous les paniers, avec au final un terrible 49-20 dans le domaine en faveur de la Chorale. Et comme dans le même temps, les Normands ont été maladroits aux tirs (46,5% à deux points contre 67,3% à Roanne), le match a été rapidement plié, notamment au cours d’une première période qui aura vu le MVP Marc Salyers prendre littéralement feu avec 24 points en 20 minutes à 83% de réussite (ménagé après la pause, il terminera à 27 points) !
Vichy à 24,6% aux tirs…
Avec un avantage de 13 points à la pause (53-40), les champions avaient fait le plus dur, ils ne vont cesser par la suite de creuser l’écart, grâce à la faillite à longue distance des Havrais (huit échecs consécutifs avant cet incroyable panier du milieu de terrain inscrit à la sirène du troisième quart-temps par T.J. Thompson), mais également à leur incapacité à prendre le dessus au rebond. Dans ces conditions, l’écart final (94-72) est presque heureux pour l’équipe normande qui, au coup de sifflet final, avait déjà oublié ce match, focalisée sur le retour dans sa salle des Docks Océane. “On n’a pas réussi à contrôler le rebond offensif et on a pris trop de paniers en contre-attaque, mais on a une bonne revanche à prendre, on va les attendre à la maison”, promettait Fabien Causeur, meilleur marqueur havrais du match (17 points), au micro de Sport +. Du côté des vainqueurs, Laurent Cazalon adoptait un profil bas de circonstance, appelant ses coéquipiers à la plus grande vigilance en vue du retour: “J’ai peur qu’on soit trop relâchés vendredi, ce ne sera pas le même match”. Mais l’intéressé ajoutait aussitôt: “On va essayer de plier ça en deux matches”. Réponse vendredi.
Dans l’autre quart de la soirée de mardi, là encore, le suspense est mort-né avec un cavalier seul de Nancy qui menait de 14 points au bout de dix minutes (30-16), de 28 à la pause (53-25), de 31 au bout du troisième quart-temps (68-37) avant de porter l’écart à 38 à la sirène finale (81-43). Autant dire que les Couguars n’auront jamais tremblé, il est vrai fortement aidés par la maladresse d’une équipe de Vichy qui termine le match à 24,6% de réussite aux tirs (27,8% à deux points!), ses deux meilleurs marqueurs, William Gradit et Jimmal Ball, atteignant tout juste les 10 points. Dans ces conditions, le Sluc n’a pas eu à forcer son talent, Jean-Luc Monschau a pu en outre profiter du net avantage pris par les siens pour faire tourner en seconde période, de quoi débarquer vendredi pour le retour à Vichy frais et dispos…