Publié par : egliusern le : mai 16, 2008
Malgré ses convaincantes victoires à Clermont puis face à Brive et sa 5e place du Top 14, l’humilité est toujours de rigueur au sein du Castres olympique. Du coup, il y a des mots tabous en ce moment à commencer par : demi-finale. Et si tout le monde, staff et joueurs se refusent de l’évoquer publiquement, ou seulement du bout des lèvres, cette perspective est forcément dans un coin de leur tête. Les supporters eux ne manquent pas de l’espérer voire d’y croire. Parce que même si le CO a six points de retards sur le 4e Perpignan, il existe une possibilité plus que mathématique. Les Catalans vont jouer sur ces cinq derniers matchs les trois premiers du championnat (Clermont, Toulouse et Paris) et va aller à Dax à un moment où les Landais joueront peut-être le maintien. Pendant ce temps, les Castrais recevront Dax et Albi et auront des déplacements compliqués mais pas infaisables à Paris et Biarritz. Un dernier match à Aguiléra que certains prédisent déjà comme un possible « quart de finale ». Même si tous ces plans sur la comète sont accompagnés de beaucoup de « si », il n’est pas désagréable de les faire. D’autant que le Castres olympique a sa qualification européenne en H cup acquise et qu’il va enchaîner ces rencontres sans pression. Mais ce doux rêve ne pourra continuer qu’à condition de gagner à Bayonne demain. Des Bayonnais, qui ont quasiment sauvé leur place dans l’élite en allant gagner à Auch, et qui sont perturbés par des problèmes internes au sein du staff.
D’ailleurs le pourtant habituellement prudent manager Jean-Philippe Swiadek ne dit pas le contraire sur les ambitions du club. « Il faut d’abord confirmer l’Europe mais les victoires appellent les victoires et on est sur une bonne dynamique », concède-t-il avant d’ajouter : « tous les espoirs sont permis. On est dans une logique de compétition, et on va jouer tous les coups jusqu’au bout mais sans forcément avoir un œil sur le classement ». Car comme beaucoup d’observateurs, le manager castrais est bien placé pour savoir que « le groupe vit bien ensemble depuis quelque temps ». « On arrive à faire des choses, à gérer les matchs d’une manière intéressante sans affolement, analyse-t-il. Même s’il y a toujours des choses à redire, on a eu de bons résultats probants ». Et le manager aimerait bien que ces troupes confirment ce week-end.